CELEBRITES DECIZOISES :

 

LE GENERAL HANOTEAU (1814-1897)

 

Louis Jean Adolphe Charles Constance Hanoteau est né à Decize le 12 juin 1814. Son père Charles Constance Hanoteau, originaire de Seine-et-Oise, était inspecteur de la navigation ; sa mère Jeanne Marie Raboué était la fille d’un commerçant de Decize.

 

Adolphe Hanoteau est scolarisé au Collège Royal de Moulins puis à l’Ecole Mayer, à Paris. Il est admis à Polytechnique, puis à l’Ecole d’Application du Génie de Metz.

 

Le 1er octobre 1834, le lieutenant Hanoteau commence une carrière militaire qui le mène en garnison à Montpellier, Arras, Cambrai.

 

Le 20 décembre 1845, le capitaine Hanoteau s’embarque à Toulon pour un premier séjour en Algérie. Le Service des Affaires Arabes d’Alger le charge d’une enquête statistique sur la Mitidja, puis d’un projet de développement de l’enseignement des indigènes. Il apprend l’arabe et le kabyle.

 

Le 28 octobre 1850, le capitaine Hanoteau épouse Marie-Louise Gandoulf, originaire de Moulins.

 

Il repart en Algérie en mai 1853. Il est nommé responsable du Bureau Arabe de Médéa. Il voyage dans les oasis, étudie la Confrérie du Mzab (Ghardaïa) et imagine un projet de chemin de fer transsaharien. Il rédige un dictionnaire et une grammaire des langues berbères.

 

En janvier 1858, le capitaine Hanoteau est nommé commandant supérieur du Cercle de Draâ-el-Mizan, en plein coeur de la Kabylie ; deux ans plus tard, il commande le Cercle de Fort-Napoléon (actuelle ville de L’Arbaa Nait Irathen) et il monte en grade. Le 31 octobre 1870, il est général et commande la subdivision de Dellys, une ville côtière.

 

 

 

Un village kabyle : Aït el Arbaa.

 

C’est alors que la Kabylie se révolte. Le général Hanoteau rentre en France, reçoit diverses affectations à Guéret, à Auch.

 

Il retrouve l’Algérie en octobre 1874 : Orléansville, puis Miliana. En mai 1876, il est appelé à l’Etat-Major Général. Le 18 octobre 1878, il est admis à la retraite et fixe sa résidence à Decize, au château de Prudhomme.

 

Le 16 avril 1897, le général Hanoteau décède ; il a 82 ans.

 

Le 15 février 1902, le Gouverneur Général de l’Algérie décide de donner le nom du Général Hanoteau à un village de colonisation situé entre Orléansville et Ténès, au lieu-dit Timezeratine. Depuis 1962 et l’indépendance, ce village se nomme Zeboudja. La ville de Decize a donné son nom (et celui son frère Hector) à la place où il est né. Une rue de Nevers porte également son nom.

 

Œuvres du général Hanoteau :

- Rapport sur un essai de grammaire de la Langue des Kabyles et sur un mémoire relatif à quelques inscriptions en caractères touaregs, lu à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres le 26 juin 1857, 15 pages.

- Essai de grammaire kabyle…, Alger, Bastide, 1858.

- Essai de grammaire de la langue tamachek’…, Paris, Imprimerie impériale, 1860.

- Poésies populaires de la Kabylie du Jurjura, Paris, Imprimerie impériale, 1867.

- En collaboration avec A. Letourneux, La Kabylie et les Coutumes kabyles, Paris, Imprimerie Nationale, 1872-1873; et Paris, Challamel, 1893, 3 volumes.

 

 

Bibliographie :

- Dossier du général A. Hanoteau : Service Historique de l’Armée de Terre, Vincennes, cote GB 3859 2e série.

- Louis Mathieu POUSSEREAU, La Carrière d’un officier nivernais en Algérie. Le Général A. Hanoteau…, Edition Rieder, 1931.

- Pierre VOLUT, Decize et son canton au XIXe siècle et à la Belle Epoque, Decize, 1999.  

- Pierre VOLUT, Le Général Hanoteau (1814-1897), spécialiste de la civilisation kabyle, Bulletin de la Société Nivernaise, Nevers, 2001.

 

 

 

RETOUR