CELEBRITES DECIZOISES :

 

MAURICE GENEVOIX

 

            Maurice Genevoix naît à Decize le 29 novembre 1890. Son père, Gabriel Genevoix, est greffier de justice. Le séjour à Decize dure moins de deux ans, car Gabriel Genevoix doit reprendre l’épicerie en gros de son beau-père, à Châteauneuf-sur-Loire.

            L’enfance de Maurice Genevoix est heureuse. Il s’est lui-même décrit comme un enfant fougueux. C’est aussi un élève brillant. Après l’école communale, à onze ans il est interne au lycée Pothier d’Orléans. Il découvre une vie de discipline, d’ennui, et trouve un dérivatif dans la lecture. A douze ans, Maurice Genevoix a la douleur de perdre sa mère, une blessure qui ne sera jamais cicatrisée.  

            Admis à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm, il effectue auparavant son service militaire à Bordeaux. De 1912 à 1914, Maurice Genevoix est un étudiant studieux ; il suit les cours d’Ernest Lavisse, se lie avec le bibliothécaire Lucien Herr et le secrétaire de l’école Paul Dupuy, et avec son condisciple Porchon.

 

            Le 2 août 1914, c’est la mobilisation. Maurice Genevoix rejoint le 106e R.I. Il participe à la bataille de la Marne et à la marche sur Verdun. Le 21 septembre, son régiment est envoyé dans la tranchée de Calonne, au Sud-Est de Verdun ; puis il doit tenir le flanc de la côte des Eparges.

            De février à avril 1915, le 106e est lancé à l’assaut de la butte des Eparges. Les combats d’artillerie transforment le paysage en cloaque, les fantassins sont terrés dans les tranchées, ils ne progressent qu‘au prix d‘énormes sacrifices.

            Le 25 avril, le lieutenant Genevoix est atteint de trois balles au bras et à la poitrine, il est évacué vers plusieurs hôpitaux militaires. Après sept mois de soins, il est réformé (100% d’invalidité) et regagne Châteauneuf-sur-Loire.

            En décembre 1915, Maurice Genevoix remet à Paul Dupuy ses carnets de guerre. La maison Hachette accepte de les publier, après quelques retouches : Sous Verdun et Nuits de guerre paraissent en 1916, La Boue en 1921 et Les Eparges en 1923. Les quatre ouvrages sont regroupés sous le titre collectif Ceux de 14.

 

 

            En 1925, Maurice Genevoix obtient le Prix Goncourt pour Raboliot, un roman dont le héros est un braconnier de la Sologne. Dans les décennies suivantes, l’écrivain va développer une œuvre abondante que l’on peut classer en trois catégories :

- l’inspiration rurale, la chasse, la pêche, la forêt, les grands espaces (Rémi des Rauches, La Forêt Perdue, Forêt Voisine, La Boîte à Pêche …) ;

- les grands voyages, les civilisations lointaines (Fatou Cissé, Eva Charlebois, Routes de l’Aventure…) ;

- l’autobiographie et les souvenirs de guerre (Trente Mille Jours, La Mort de près). 

 

            Maurice Genevoix est élu en 1947 à l’Académie Française, dont il devient Secrétaire Perpétuel en 1958. Il inaugure en 1967 le Mémorial de Verdun, dont il est président-fondateur.

            Maurice Genevoix revient plusieurs fois à Decize, pour une assemblée du régionalisme, pour l’inauguration de la Cité Scolaire qui porte son nom.

            Il meurt le 8 septembre 1980 à Javea, en Espagne.

           

 

Bibliographie :

- Itinéraire d’un homme libre, Maurice Genevoix (1890-1980), publication de l’Association Maurice Genevoix, Saint-Denis de l’Hôtel, 1998.

- Dossier Pédagogique Classes Genevoix, ouvrage collectif publié par le Mémorial de Verdun, l’Académie Française et l’Académie de Nancy-Metz.

- Divers ouvrages de Maurice Genevoix, C.D.I. du Collège M.-Genevoix et Bibliothèque Municipale de Decize.

 

RETOUR