L'EGLISE SAINT-ARE

 

          4 - VISITE DE L‘EGLISE

 

            Eglise Saint-Aré et presbytère, rue Jean-Jacques Rousseau.

            Pour les visites guidées : O.T.S.I.

           

            1 - Dans la crypte mérovingienne :

 

            * La châsse de Saint-Aré, XIXe siècle, en bois doré et verre, renferme des ossements censés être ceux de saint Aré, évêque de Nevers. Pendant près d’un siècle, les reliques ont connu plusieurs péripéties complexes.

            Le précédent cercueil avait été profané en 1793. Il était placé dans le choeur de l’église, entre le maître-autel et le fond de l’abside. Le 12 mars 1821, il fut à nouveau ouvert puis, le 25 mars suivant, il a été descendu dans la grande crypte. Il contenait alors quelques ossements soustraits aux flammes après la profanation. D’autres ossements, remis au curé Dominique Boutoute, furent placés dans une boîte en bois confectionnée par M. Dezautière, menuisier à Decize. Cette boîte a été déposée derrière le maître-autel. Ouvert à nouveau le 24 mai 1852, en présence du curé Deplaye et de l’abbé Guibert, aumônier du pensionnat des soeurs, le sarcophage était en mauvais état ; les fidèles avaient détaché des morceaux de pierre très délités. Mme Pény, épouse d’un entrepreneur en maçonnerie, fit don, deux ans plus tard, d’un tibia attribué à saint Aré, qu’elle détenait dans sa famille. En 1875, l’évêque de Nevers donna l’ordre d’enfermer les restes du saint dans un nouveau sarcophage [1]. En 1956, la châsse a été installée dans une chapelle latérale de l’église. Elle a été redescendue dans la crypte plus récemment.

 

           La châsse actuelle se compose de deux éléments :

- sur une petite barque, une boîte à reliques d’environ 25 cm sur 15 cm renferme un morceau de tibia et une partie de boîte crânienne attribués au saint ;

- la châsse extérieure est formée d’un double toit reposant sur six colonnettes qui prennent appui sur un socle ; l’ensemble est en bois peint et doré ; il mesure environ 80 x 40 x 60 cm ; les parois latérales sont vitrées.      

 

 

            * Le retable et les statues.

 

            2 - Dans le choeur de l’église :

 

            On accède au choeur par le double escalier qui entoure la porte de la crypte.

            L’abside, qui a été revêtue récemment d’une peinture claire, est éclairée par trois vitraux modernes (les vitraux précédents ont été brisés par l’explosion du pont pendant la Deuxième Guerre mondiale) :

- au centre (v1) les instruments de la passion, le ciboire, les clous, la colonne et les fouets, la croix, l’échelle, la lance et l’éponge de vinaigre, les dés, la couronne d’épines ;

- à gauche (v2) des symboles de foi : la colombe, l’agneau, le pélican nourrissant ses petits, le poisson portant le pain, et l’hostie ;

- à droite (v3) le Saint Esprit représenté par diverses colombes.

            Le maître-autel était autrefois appuyé sur le sarcophage de Saint Aré. L’abside a été dégagée, puisque la messe n’est plus dite en ce lieu depuis bientôt quarante ans.

            Dans la partie quadrangulaire du choeur, quatre colonnes sont surmontées de chapiteaux : les quatre chapiteaux ont été peints : fond rouge, décoration or et gris :

- au Nord-Est (c1) deux têtes, l’une surmontant un buste très stylisé et deux bras levés, l’autre surmontant un sorte de soleil ; les têtes sont très rudimentaires ;

- au Nord-Ouest (c2) deux animaux à têtes de singes, ayant chacun un corps double ;

- au Sud-Ouest (c3) et au Sud-Est (c4) décoration de feuillage.

            Le long des murs de gauche (contre la sacristie et le clocher) et de droite, deux séries de neuf stalles en bois.

            Le mur de droite (Sud) est éclairé par deux vitraux rigoureusement semblables (v4 et v5) : des entrelacs et au centre trois symboles christiques, alpha, oméga et chrisme (P dans X et N K).

            Aux forts piliers quadrangulaires qui supportent la croisée du transept des demi-colonnes ont été accolées ; elles sont surmontées par six chapiteaux à motifs de feuilles (c5 à c10).      

 

            3 - Les chapelles :

 

            Il ne reste que quatre des chapelles initiales :

-deux qui constituent le transept de l’église romane, la chapelle de Saint Joseph à gauche (Nord) et la chapelle de la Vierge à droite (Sud) ;   

- deux qui ont été bâties en débordement extérieur, de part et d’autre des bas-côtés de la nef : la chapelle de Saint Aré à gauche (Nord) et la chapelle du Sacré-Coeur à droite (Sud).

 

            3.1 La chapelle de Saint Joseph.

            Sur le mur Est :

- autel surmonté par une statue de Saint Joseph guidant Jésus enfant (s1) ; de part et d’autre, statues en plâtre de Sainte Rita (s2) et de Sainte Thérèse de Lisieux (s3) ;

- le médaillon à la mémoire de l’abbé Deplaye, 1895 (s4).

 

            Sur le mur Ouest :

- un grand tableau consacré au souvenir de l’abbé Gabriel Desprez de Roche.

 

            L’abbé Deplaye : « Il a passé en faisant le bien [2] ».  

            Le 7 janvier 1895, l’abbé Henri Paul Marie Deplaye est mort à Decize, à l’âge de 92 ans.

            Né à Varzy le 11 juillet 1802, Henri Deplaye est ordonné prêtre le 17 décembre 1825, après des études au séminaire de Nevers et à celui d’Autun. Il commence son ministère à la cathédrale de Nevers, dont il est vicaire. En 1834, « la paroisse de Decize, en souffrance depuis longtemps, demandait un curé pieux et zélé [3]. » L’abbé Deplaye reste plus de soixante ans curé de Decize. Il se montre très actif : après l’effondrement de la nef de l’église, il supervise les travaux de restauration de l’édifice ; il organise un catéchisme de persévérance ; il regroupe ses paroissiens les plus assidus dans plusieurs confréries (archiconfréries du Très Saint Sacrement, du Sacré-Coeur, du Rosaire et du Tiers-Ordre de Saint-François).

            L’abbé Deplaye se joint au maire François Tresvaux de Berteux pour faire évacuer les vieux bâtiments médiévaux de l’hôpital Saint-Jacques, insalubres et insuffisants, et fonder un nouvel hospice dans l’enceinte de l’ancien château [4]. Son rôle est essentiel dans l'établissement à Decize de deux écoles privées congréganistes : l’école des frères installée aux Minimes et dirigée par les Frères Maristes, et l’école de jeunes filles confiée au soeurs de la Charité de Nevers.

            Dans les dernières années de sa vie, le curé Deplaye se trouve confronté, à plusieurs reprises, à la municipalité de Decize. Le maire François Virlogeux, résolument anticlérical, prend plusieurs décisions qui vont à l’encontre des traditions religieuses de la ville : il interdit les processions dans les rues - sous prétexte qu’elles occasionnent des encombrements et perturbent le commerce ; il fait retirer plusieurs croix de carrefour (la Croix-Voisin et un croix située à la Saulaie) ; enfin, il débaptise les rues auxquelles il substitue des noms « républicains » (Voltaire, Rousseau, Saint-Just, Ledru-Rollin, Denfert-Rochereau…)

            L’affrontement atteint son paroxysme lorsque le curé refuse aux employés municipaux l’accès au clocher. Cependant, la loi prévoit que les cloches puissent être sonnées sur ordre des maires, en cas d’incendie, d’inondation, de cataclysme naturel ou de déclaration de guerre. Pour Henri Deplaye, exacerbé par plusieurs mois de provocations, le maire impie et ses sbires ne doivent pas poser le pied dans la maison de Dieu : il fait démonter l’escalier qui mène au clocher (un antiquaire s’en empare et le revend rapidement)… Le maire réplique en faisant bâtir un petit escalier en colimaçon, le long du clocher, dont l‘entrée donne directement sur la rue. Ainsi, les deux adversaires sont satisfaits… au prix d’actes de vandalisme : Henri Deplaye a fait démonter un très bel escalier (propriété de la commune) et François Virlogeux a fait peindre sur le tympan de la porte Nord la devise : République Française, Liberté, Egalité, Fraternité.

            Les querelles entre la paroisse et la mairie se sont prolongées encore quelques années, après la disparition du curé Deplaye. En août 1897, dans une longue lettre adressée à la municipalité, le curé Lemoine énumère des griefs aussi mesquins que celui-ci : la sonnerie municipale du 14 juillet dure aussi longtemps que celle de Pâques ou de Noël ; le curé a fait effacer, sans autorisation, le devise républicaine, remplacée par « Saint-Aré priez pour nous ».

            Toutefois, les autorités paroissiales et municipales arrivent à dépasser leurs dissensions pour rendre hommage à Henri Deplaye. Le 31 mai 1896, lorsque l’abbé Lemoine organise une subvention pour ériger une plaque en hommage à son successeur, la municipalité verse 25 francs. Dans son testament, l’abbé Deplaye a légué à la fabrique de la paroisse une maison et ses dépendances, sise rue Carnot, en échange d’une rente de 400 francs versée à ses neveux et à sa nièce de leur vivant.       

 

            Gabriel Desprez de Roche.

            Edmond Robinot, l'un des curés de l'église Saint-Aré a ainsi rédigé son acte de baptême : "Ce 14 juin 1751 a esté baptizé Gabriel né aujourd'huy, fils légitime de Messire Jacques Desprez, Escuyer, Seigneur de Roche, et de Dame Gabrielle Adrienne Esmalle. Son parrain a esté Gabriel Marinyer et sa marraine Marie Marinyer qui ont signé."

            La famille Desprez de Roche possède alors à Decize une maison sise dans la "Rue descendant de la Place à la Rue Boullière" (actuelle rue Ledru-Rollin), où l'enfant est né.

            On sait peu de choses sur son éducation, sinon qu'elle s'est terminée à Paris, au séminaire Saint-Sulpice et à la Sorbonne où Gabriel a obtenu un titre de docteur en théologie. Sa vie est consacrée à l'Eglise, alors que son frère aîné Charles hérite naturellement des biens et titres de leur père. L'abbé Desprez de Roche est chanoine de Nevers en 1783, archidiacre de Decize (titre honorifique), vicaire général du diocèse de Nevers.

            En 1787, il est promu vicaire général du diocèse de Paris, auprès de l'évêque, Mgr de Juigné. A ce titre, il est l'un des organisateurs des élections du clergé aux Etats-Généraux de 1789. Mais, rapidement, à l'instar d'une partie de la hiérarchie, il refuse la Constitution civile du clergé. Néanmoins, il n'émigre pas, ce qui le met hors-la-loi dès l'année 1792.

            Le 26 août 1792, Gabriel Desprez de Roche est arrêté, emprisonné au ci-devant couvent des Carmes. Quelques jours plus tard, le 2 septembre, les prisons parisiennes sont investies par des fédérés et par le peuple des faubourgs ; réagissant aux discours véhéments de Danton et aux menaces d'invasion de la France par les troupes de Brunswick, les émeutiers massacrent les prisonniers, qu'ils soupçonnent d'être des agents de l'ennemi, des contre-révolutionnaires.

            Gabriel Desprez de Roche est abattu d'un coup de sabre, et achevé à coups de crosse de fusil. Les récits de sa mort, comme tout ce qui concerne les exécutions des Martyrs des Carmes, participent d'une hagiographie anti-républicaine développée au XIXe siècle et encore vivace en 1927. Ainsi, le rédacteur du Bulletin de l'Union Catholique du Canton de Decize lui prête-t-il une attitude exemplaire : l'abbé Desprez de Roche exhorte ses compagnons d'infortune : "Allons ! Messieurs, où pourrait-on être mieux pour mourir !..." Au moment où il reçoit le coup de sabre fatal de l'ignoble bourreau Maillard, son bréviaire lui échappe des mains [5]. Un tableau réalisé par le R.P. Merme en juillet 1927 représente la scène du martyre telle qu'elle a été transmise par la légende pieuse ; cependant, selon l'historien Jean Hanoteau, aucun témoignage ne permet de connaître les circonstances exactes de la mort des prisonniers des Carmes [6].

 

            Le triduum.

            Les 191 prêtres victimes du couvent des Carmes sont béatifiés à Rome le 17 octobre 1926. Parmi eux figurent quatre Nivernais : les abbés Gabriel Desprez de Roche, Loup Thomas dit Bonnotte, Pierre Balmain et Pierre-Philibert Fougère [7]. L'Eglise nivernaise ne peut que se réjouir de la gloire qui rejaillit sur elle, et des cérémonies imposantes sont organisées pour l'anniversaire de la béatification.

 

            A Decize, un triduum (trois jours) de célébrations pieuses est prévu du vendredi 30 septembre au dimanche 2 octobre 1927. Pendant les mois précédents, les prêtres de la paroisse Saint-Aré, ceux du doyenné, les enfants des patronages et du catéchisme, les membres de l'Union Catholique et toutes les bonnes volontés sont mobilisés pour que ces fêtes aient une majesté exemplaire. Le R.P. Merme, ancien missionnaire en Amérique du Sud, prédicateur et artiste, "dont on saura, désormais, que son pinceau vaut sa parole", peint un grand tableau qui doit surmonter l'autel de l'église, dressé pour la circonstance au centre du transept. L'église est parée de bannières, d'oriflammes, des blasons ornent les piliers de la nef ; des décorations à base de fleurs en papier composent des retables. Le décor est électrifié par l'abbé Malvent et les ouvriers de la compagnie électrique.

            La veille du triduum, l'abbé Bourgoin, érudit local, prononce dans la grande salle des Minimes une conférence sur la vie de Gabriel Desprez de Roche.

            Un salut solennel d'ouverture est célébré le vendredi 30 septembre dans l'église décorée. Le samedi premier octobre, à la gare, les fidèles accueillent l'évêque de Nevers, Mgr Châtelus, et Dom Pierdait, abbé mitré de l'abbaye bénédictine de Saint-Wandrille. Tous deux sont reçus en grande pompe à l'église.

            Le lendemain, dimanche, "le jour s'est levé sous un de ces ciels couverts dont il est difficile de dire s'ils protègent ou s'ils menacent" [8]. La messe pontificale est célébrée par les deux prélats déjà nommés, à qui se sont joints Mgr Gonon, évêque d'Autun, et Mgr Chassagnon, évêque de Moulins. Parmi l'assistance, la délégation polonaise venue de La Machine, avec écharpes et bannières aux couleurs blanc et rouge, et les hommes coiffés de la tchapka, fait grande impression. Le R.P. Miel et Mgr Gonon prononcent l'homélie et le sermon. Gabriel Monnot, organiste en titre, joue une cantate composée en l'honneur du martyr.

 

            Le tableau représentant le martyre du Bienheureux Desprez de Roche (t1).

 

            Après cet hommage du triduum, Gabriel Desprez de Roche est progressivement oublié. Le grand tableau peint par le R.P.Merme est accroché dans une chapelle du transept, la pénombre et la poussière empêchent de le voir dans des conditions convenables.          

            Quelques années plus tard, Jean Hanoteau fait le point sur Gabriel Desprez de Roche dans un article du Bulletin de la Société Nivernaise [9] : il étudie successivement sa généalogie, sa formation, sa carrière ecclésiastique à Nevers et à Paris ; il publie in extenso plusieurs de ses discours et l'interrogatoire que lui ont fait subir les chefs terroristes avant de l'exécuter ; enfin, l'historien présente la succession de Gabriel Desprez de Roche, et les derniers descendants de la famille Desprez de Roche [10].

 

 

  

            Le tableau représentant l’Institution du Rosaire (t2).

            Fort mal éclairé, ce grand tableau a été placé au-dessus d’une porte donnant à l’extérieur, près du clocher. Ce tableau ne figure pas dans l’inventaire de 1906.

 

            3.2 La chapelle de la Vierge.

            Le long du mur Est, autel de la Vierge. Le devant d’autel est sculpté : Vierge en gloire entourée de deux anges ; d‘un côté Saint Pierre, de l‘autre Sainte Catherine de Sienne. Le dessus d’autel est constitué de trois marches de part et d’autre du tabernacle. Dans une niche, statue de la Vierge (s5). Statues en plâtre de Sainte Bernadette (s6) acquise en 1933 par la paroisse, et de Sainte Claire (s7).

            Dans le mur de droite, une niche puis un vitrail (v7) représentant la Vierge en gloire et réalisé par L. Lobin, à Tours, en 1867. Les initiales de la donatrice sont F.D.

            L’installation du chauffage occupe une partie de cette chapelle.

           

            3.3 La chapelle du Sacré-Coeur (bâtie au XIXe siècle).  

            Le long du mur Est, autel du Sacré-Coeur. Le devant d’autel néo-gothique représente la cène, le Christ montrant son coeur à deux anges et le sacrifice d’Abraham. Une statue du Sacré-Coeur (s8) surmonte l’autel. Deux statues en plâtre entourent l’autel : un saint présentant des stigmates (Saint François d’Assise ?) (s9) et Saint Michel terrassant le diable (s10) (remarquer le curieux visage du diable).

 

            Dans le mur Sud, une niche, puis un vitrail présentant des emblèmes de la Vierge (fleurs, etc…, et des béquilles, Vierge guérisseuse) (v8).

            Sur le mur Ouest, un grand tableau, en partie coupé : l’Education de la Vierge (t3).

            Le long du mur de la nef, statue du curé d’Ars (s12) et statue de Notre-Dame de Lourdes (s13).

 

            La statue de Saint Aré (s11), longtemps placée dans l’entrée de cette chapelle, se trouve maintenant à l’entrée Ouest de l’église, face au grand portail. 

 

            3.4 Chapelle de Saint Aré.

            C’est actuellement la chapelle où est déposé le Saint Sacrement. Le tabernacle est à l’angle Nord-Est. Entre cette chapelle et celle de Saint Joseph, statues de plâtre d’un saint prédicateur (s14) et de Saint Jude (s15).

            Une statue de saint Aré (s16) est placée dans une niche qui surmonte deux éléments repris d’un socle de reliquaire, assez récent, représentant la Madonna della Stella (inscription en italien) entourée de huit anges musiciens.

            Au mur Nord, plaque de fondation perpétuelle portant les noms des abbés Deplaye et Lemoine, et des responsables de la fabrique. Un vitrail (v9) est orné de symboles de la Vierge : étoile, lys, nef, tour, livre couronné, serpents entrelacés. Un confessionnal occupe le mur Ouest.

            Les quatre arêtes de voûte qui se croisent en ogive dans cette chapelle sont ornées à leur base de blasons (deux croix et deux crosses et mitres). Les murs sont peints de motifs rappelant Saint Aré : crosses et lettres entrelacées S et A.

            C’est l’ancienne chapelle de la famille de Bourgoing.

 

            4 - Dans la nef de l’église :

 

            4.1 Le Chemin de Croix.

            L'actuel Chemin de Croix a été inauguré le 16 août 1897, jour de la fête de Saint-Aré, par Mgr Lelong, évêque de Nevers.

 

            Le culte de la Passion du Christ et ses diverses représentations picturales ou sculpturales se sont développés à partir des pèlerinages à Jérusalem (période des Croisades) mais ils ont pris leur forme actuelle vers le XVe siècle. Ce sont des artistes vivant en Rhénanie (Mathias Grünewald, Albrecht Altdorfer) et en Flandre (Rogier Van der Weyden, Jérôme Bosch, Bruegel l'Ancien) qui ont réalisé les tableaux les plus remarquables et qui ont fixé les quatorze stations du Chemin de Croix. Leur influence est perceptible sur le Chemin de Croix de Decize, puisqu'il a été copié d'après l'oeuvre d'un peintre allemand, Jean-Evangéliste Klein. L'original se trouve en Allemagne, à Ratisbonne (maison Pustet) [11].

           

            Avant celui-ci, l'église Saint-Aré de Decize a possédé au moins deux Chemins de Croix. Le 20 mars 1836, le curé Henri Deplaye mentionne dans son registre l'érection d'un Chemin de Croix, en présence du vicaire général du diocèse. Un événement imprévu va détruire quelques années plus tard les stations qui se trouvent sur une partie des murs de l'église : le 18 février 1842, une muraille de l'ancien château glisse et s'abat sur la nef de l'église.

            Le premier mai suivant, après une rapide réfection de la nef, un nouveau Chemin de Croix est béni et inauguré. A la fin du siècle, il semble trop modeste aux curé Lemoine et aux paroissiens. Une souscription réunit 1678,40 F pour 320 souscripteurs (les noms des principaux souscripteurs sont inscrits sous chacune des stations, depuis la famille de Dreux-Brézé jusqu'aux héritiers de l'abbé Deplaye).

 

           L'artiste choisi pour réaliser ce Chemin de Croix se nomme Raphaël Bodin, "le sympathique artiste à qui le Berry doit déjà tant de choses [...] un artiste dont les travaux sont de plus en plus appréciés".

            On lui confie par la même occasion la décoration du portail Nord : il y peint Saint Aré debout, bénissant la ville. Raphaël Bodin fragmente son dessin qui donne l'illusion de la mosaïque. La même année, il utilise ce procédé dans une église du département du Cher, à Verneuil, près de Dun-sur-Auron.

 

 

            Pour le Chemin de Croix, la technique employée par Bodin est celle du marouflage. Des toiles de 2,50 m par 1,70 m sont collées sur les murs.

            Les quatorze stations sont inscrites dans un décor standard : deux colonnes rouges soutiennent un pinacle strié de lignes verticales ; la partie supérieure de la scène se voit à travers un trilobe ; le fond est un décor doré alternant des croix et des rosaces.

            Les personnages sont vêtus de tuniques ou de voiles à l'antique ; le Christ porte une longue robe rose et une sorte de toge bleue. On remarque cependant deux personnages vêtus différemment et appartenant plutôt à la fin du Moyen-Age : un soldat portant l'armure (Première station : Ponce-Pilate se lave les mains) et un homme revêtu d'une longue houppelande et d'un chapeau (station X, Jésus est déshabillé).

            Les détails des visages et les objets représentés sur chaque toile sont très réalistes. On note ici l'influence incontestable de la peinture allemande de la Renaissance.

            320 souscripteurs ont versé leur obole pour payer cette réalisation. Les 14 stations ont été dédiées aux plus généreux donateurs et aux défunts de leurs familles :

- le comte de Dreux-Brézé (1) ; - la famille Gautier-Vespre (2) ; - Mme Legrand (3) ; - Mme Pithou (4) ;

- les conseillers de la fabrique de la paroisse (5) ; - la famille Benoist d’Azy (6) ; - la famille Hanoteau (7); 

- Mlle Jeanne Gros (8) ; - Mme Baruelle (9) ; - la famille Decray (10) ; - la famille Quillier (11) ; - la famille Gandoulf (13) ; et la famille de M. le curé Deplaye (14).

 

            Il serait souhaitable qu'à la faveur des travaux d'embellissement de l'église, ce Chemin de Croix soit nettoyé.

 

            Récit de l’inauguration du Chemin de  Croix :

            "Monseigneur l'Evêque se rendra à Decize, lundi prochain. Sa Grandeur dira la sainte messe, ce jour-là, dans la chapelle de Saint-Aré. Et dans l'après-midi, Monseigneur bénira un nouveau chemin de croix, qui va être érigé dans l'église paroissiale."

                                                                                                      (La Semaine Religieuse du Diocèse de Nevers, n°32, 14 août 1897, p. 383.)

            "Mgr l'Evêque, comme nous l'avions annoncé, s'est rendu, lundi dernier, à Decize. Sa Grandeur a célébré la sainte messe dans la chapelle de Saint-Aré. Malgré le temps incertain, l'assistance était nombreuse. Le soir a eu lieu à l'église paroissiale l'érection d'un nouveau chemin de croix dont les tableaux, de très belle composition, ressemblent à des fresques murales. Ce sont, en réalité, des peintures de bon goût, faites sur toiles adhérentes aux murs. Ce beau chemin de croix a été acheté au moyen d'une souscription provoquée par le zélé pasteur de la paroisse."

                                                                                                       (La Semaine Religieuse du Diocèse de Nevers, n°33, 21 août 1897, p. 399.)

 

            Le journal La Croix du Nivernais publie sur un tiers de colonne le reportage complet de la journée du lundi 16 août 1897 à Decize :

- Mgr l'Evêque de Nevers, accompagné de M. l'abbé Billebault, vicaire générale, arrive en visite à Decize ;

- c’est une belle journée ensoleillée ;

- le matin, pèlerinage traditionnel à la chapelle Saint-Aré ;

- sermon de l'évêque sur les bienfaits et l'action civilisatrice de l'Eglise au VIe siècle, l’époque où a vécu Saint Aré ;

- l'harmonium est tenu par M. l'abbé Auguste Perreau ; il est accompagné par les voix célestes de la chorale;

- à midi, fraternelles agapes au presbytère en compagnie des prêtres du doyenné ;

- à 15 heures "Sa Grandeur arrive à l'église par le nouveau chemin en pente douce qui vient d'être terminé" ; l'évêque admire le tympan du portail Nord "orné d'une magnifique peinture genre mosaïque qui représente Saint Aré debout et bénissant" ;

- le chemin de croix a été réalisé par M. BODIN, de Bourges, "remarquables tableaux si savamment exécutés par l'artiste dont les travaux sont de plus en plus appréciés" ;

- Veni Creator, bénédiction de chaque station, Te Deum.

                                                                                                      (La Croix du Nivernais, n°275, dimanche 22 août 1897.)

 

            Sources :

- Jean HANOTEAU, Guide de Decize ;

- Marcel MERLE, Decize, son histoire, p. 120 ;

- La Semaine Religieuse du Diocèse de Nevers, n°32, 14 août 1897, p. 383 ;

- La Semaine Religieuse du Diocèse de Nevers, n°33, 21 août 1897, p. 399 ;

- La Croix du Nivernais, n°275, dimanche 22 août 1897 ;

- La Semaine Religieuse du Diocèse de Bourges, n°1 et n°2, 1er et 8 janvier 1898.

- Calendrier paroissial, 1901, p. 2 et 1902, p. 31.

- Recherches sur Raphaël BODIN et ses OEuvres, A.D. Cher.

 

            4.2 Les vitraux.

            La nef est éclairée par dix vitraux. Ils sont tous postérieurs à la Seconde Guerre mondiale. Les explosions des ponts du 18 juin 1940 et de la nuit du 9 au 10 septembre 1944 ont détruit les vitraux précédents.

            En suivant l’ordre du Chemin de Croix, on peut voir les vitraux et ouvertures suivants :

- vitrail représentant Sainte Elisabeth de Hongrie (v10) ;

- portail Nord ;

- vitrail de Saint Georges (v11) ;

- vitrail de Saint Louis (v12) ;

- vitrail de Sainte Véronique (v13) ;

- vitrail à motifs géométriques ; partie supérieure divisée par la décoration en pierre (v14) ;

- portail principal Ouest ;

- vitrail symétrique au précédent, même décoration (v15) ;

- vitrail de Saint Augustin (v16) ;

- vitrail de la Vierge, don de la famille Loreille (v17) ; la Vierge est entourée de Sainte Louise de France, Saint François d’Assise, Saint Bernard et Sainte Bernadette ;

- vitrail de Saint Charles Borromée (v18), don du curé Charles Foing ;

- petite porte donnant sur la cour et le mur de l’ancien château (Sud) ;

- vitrail de la Crucifixion (v19), ’’en mémoire d’Achille Carré’’, réalisé par l’entreprise Viard et Boisson, dessinateur M. Weindling, 1951 ;

- vitrail de Sainte Bernadette (v20), ’’centenaire des apparitions, 1858-1958, la paroisse de Decize’’.

            Les vitraux v10, v11, v12, v13, v16 et v18 sont de même conception ; l’image du saint est disposée dans une ogive centrale ; les bords du vitrail sont décorés de losanges de couleur.

 

            4.3 Décoration et autre mobilier.

            La nef est séparée des bas-côtés par deux rangées de cinq colonnes peintes en trompe-l’oeil en 1947 (faux marbre). Des câbles, des haut-parleur et d’anciens conduits de gaz ont été accrochés à ces colonnes.

            Le mur supérieur, au-dessus du passage s’ouvrant sur le transept et le choeur, est peint : des anges déploient une banderole où sont écrits ces mots : ‘’Gloria in excelsis Deo’’ sur fond de ciel et de nuages.

           

            Peu de statues décorent la nef :

- celles du curé d’Ars et de la Vierge déjà énumérées ;

- celle de Saint Benoît Labre (s16), près de la première station du Chemin de Croix ;

- celle de Saint Privé (s17), placée au-dessus de la porte Nord ;

- un Christ en Croix (s18), fixé sur la deuxième colonne de la rangée Nord, face à la Chaire ;

 

            La Chaire (l’abat-son a été démonté et se trouve aux ateliers municipaux).

            Le Monument aux Morts, inauguré le 21 mars 1920 [12], est surmonté par la statue de Jeanne d‘Arc (s19). Devant les deux portes ont été placés des bénitiers en bronze, du XVe siècle, ornés de petits motifs répétés en bandes : Saint Christophe portant le Christ et Jésus en Croix ’’vidi aquam et asperges me’’.

            Fonts baptismaux : la vasque en faïence Montagnon a été retirée.

 

            4.4 L’orgue Cavaillé-Coll.   

 

         C’est un orgue de salon construit en 1874 par le célèbre facteur Aristide Cavaillé-Coll pour M. Edouard André, riche collectionneur parisien qui l’a fait installer dans son hôtel particulier du 158 boulevard Haussmann (actuel Musée Jacquemart-André). Il a été payé 25228 francs. Un relevage effectué par la société Cavaillé-Coll en 1898 a coûté 1200 francs. L’orgue possède 784 tuyaux ; un appareil électrique permet d’animer la soufflerie.

    

            Après la mort des époux André, l’orgue a été légué à l’Institut de France. Il a été acquis en 1921 par la paroisse de Decize, sur le conseil de M. Gabriel Monnot. L’orgue de Decize a été restauré en 1974 et 1995 par M. Claude Jaccard ; il est devenu propriété de la commune de Decize qui a assuré le financement des travaux de restauration.

            En 1997 a été fondée l’Association du Patrimoine de l’Eglise Saint-Aré, dont l’un des objectifs est la mise en valeur de l’orgue au moyen de concerts, de conférences et de cours.

 

            Gabriel Monnot (1870-1939).    

            « Sans doute, il a fait des choses merveilleuses en l’honneur de la musique, dans son studio où il prépara tant de fêtes brillantes et forma tant d’élèves qui, plus que son art, admiraient sa bonté ; car il voulait que son studio laissât toujours une impression souriante.

            Mais c’est ici, dans cette église, qu’ont éclaté les plus éblouissantes manifestations son génie : parce qu’il y trouvait le seul instrument royal qui lui convînt et parce que, de son amour pour Dieu, la Vierge et les Saints, jaillissaient ses plus hautes inspirations… [13]»

            Marius Gabriel Monnot, né au Creusot en 1870, a perdu la vue à l’âge de trois ans. Il a été élevé à l’Institut Saint-Jean de Dieu, à Paris, et il a réussi à surmonter son infirmité grâce à la musique.

            Compositeur d’oeuvres religieuses, professeur de musique et de chant, Gabriel Monnot s’est installé à Decize en 1901, peu après son mariage avec Marie Boiron. En 1903 est née dans leur foyer Marguerite, qui devint par la suite musicienne et compositeur de chansons.

            Jusqu’au jour de sa mort, Gabriel Monnot a tenu l’harmonium, puis l’orgue de Saint-Aré.

 

          5 - L’extérieur de l’église :

 

            5.1 Le portail Nord date du XIIe siècle.

            Il présente deux chapiteaux très abîmés, décorés l’un de deux animaux musiciens et l’autre de deux lions ; le décor du tympan, plusieurs fois recouvert, est actuellement une pseudo-mosaïque datant de 1897. Lors de la réfection de ce décor, on a découvert, sous plusieurs couches, un bas-relief figurant l‘entrée du Christ à Jérusalem et, au-dessus, le Christ assis entouré des symboles des quatre évangélistes (décor traditionnel des tympans des églises romanes) [14].

 

Le clocher restauré (début XXIe siècle).

Chapîteau Portail Nord.

 

            5.2 Le chevet roman :

            Visible depuis la rue Jean-Jacques Rousseau. On le découvre mieux depuis les étages de la mairie ou en empruntant le passage le long des remparts de l’ancien château.

 

            5.3 Le clocher.

            D’importants travaux de consolidation ont été réalisés en 2000 et 2001 ; la charpente et la toiture ont été refaites par l’entreprise Dagois. A cette occasion, les fenêtres latérales ont été supprimées, car elles fragilisaient la charpente. L’étanchéité entre le clocher, le choeur et le toit du transept a été renforcée.

            Le clocher de l’église romane primitive devait se trouver soit à la verticale du centre du transept, soit près de l’entrée principale. Le clocher carré actuel est élevé au-dessus du bras gauche du transept. Jean Hanoteau cite une inscription, relevée au sommet du clocher, et relative à la nomination d’un marguillier, Guillaume Parais ; il en déduit que la date de construction serait 1446.

            Il semble qu’autrefois une horloge ait été placée dans le clocher de Saint-Aré. En 1420, Jehan Coustelier a reçu une clé de l’église pour « aller à son reloge visiter par nuit et autrement [sic] [15]».

 

            Une cloche a été placée en 1430 et une seconde en 1435. Les travaux ont été confiés à cet horloger Jehan Coustelier. Ces cloches ont-elles été endommagées et remplacées ? Pendant la Révolution, quatre cloches plus récentes, datant de 1663, 1687, 1698 et 1785 ont été enlevées et fondues.

            Les quatre cloches actuelles ont été fabriquées au siècle suivant ; elles ont été placées dans le clocher et bénites :

- le 25 août 1816, fondeur Cornevin, parrain J.-B. Pierre Julien de Courcelles, marraine Agathe Jeanne Marie Ferrand de Palierne de Chassenay ;

- en 1833, fondeur Petitfour à Beau vanne (Haute-Marne) ; images : Crucifer, S.J.B., une sainte, Vierge-Mère; parrain Jean-Baptiste Gros, marraine Madeleine Dessard;

- le 31 août 1876, fondeur Hildebrand à Paris ; images : Saint Aré, Immaculée Conception, Calvaire ; parrain Emile Boigues, marraine Marie-Joséphine de Champigny épouse Boigues et Josepha Petra Fernandez Criardo y Gomez épouse de Fréville ;

- le 31 août 1876, fondeur Hildebrand à Paris, images : Crucifer, Vierge-Mère ; parrain Charles Decray, marraine Mme Boigues [16].

 

 

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[1]          Jean Hanoteau, op. cit., pp. 58-59 ; Marcel Merle, op. cit., pp. 21-22.

[2]          Citation de Mgr Lelong, évêque de Nevers. Cf. La Semaine Religieuse, 12 janvier 1895.

[3]            La Semaine Religieuse, ibidem.

[4]            L’inauguration du nouvel hospice a lieu le 23 septembre 1849. Le même jour a lieu l’inauguration de la nouvelle tour du beffroi et de la statue de Guy Coquille.

[5]              L’article consacré par le n°15 du Bulletin de l’Union Catholique du Canton de Decize dérape alors dans un violent réquisitoire contre « les inspirateurs du massacre, cosmopolites aux ordres de la franc-maçonnerie internationale »  ; les exécuteurs sont des fédérés marseillais, « étrangers, ce qu’on appelle aujourd’hui des métèques ; la France, la vraie France, la noble France peut se laver les mains de ce sang répandu [sic]. » L’exaltation du martyre est un refus de la barbarie, mais c’est aussi un refus de la République et un étrange rejet des volontaires marseillais qui, loin d’être considérés comme des étrangers, représentaient l’idéal patriotique, au point de donner leur nom à l’hymne national. Il est à noter que les responsables du clergé nivernais, Mgr Châtelus en premier, se complaisent en 1927 à véhiculer dans leurs organes de presse cette idéologie qui préfigure le fascisme et Vichy.

[6]  Jean Hanoteau, Notes sur le Bienheureux Desprez de Roche, in Bulletin de la Société Nivernaise, tome XXIX, 1935, p. 273-365. Sources citées par l'auteur : Joseph Grente, Les Martyrs de septembre, Alexandre Sorel, Le Couvent des Carmes et le Séminaire Saint-Sulpice pendant la Terreur, Paris, Didier, 1864 ; et pour l'interrogatoire : B.N. cote T 1055.

[7]   Pierre-Philibert Fougère, curé de Donzy, puis de Saint-Laurent de Nevers, avait été député du clergé nivernais aux Etats-Généraux de 1789. Le père Balmain, né à Luzy en 1733, est entré dans la Compagnie de Jésus (au moment de son interdiction) en 1768, puis il a appartenu aux Eudistes de Paris. Le père Loup Thomas, également ancien jésuite, né à Entrains en 1719, était le confesseur des Ursulines de la rue Saint-Jacques à Paris.

[8]   Bulletin de l'Union Catholique du Canton de Decize, n°17, p.1 à 8 ; et La Semaine Religieuse du Diocèse de Nevers, octobre 1926.

[9]   Jean Hanoteau, op. cit.

[10]  Le souvenir de Gabriel Desprez de Roche n'a été rappelé que deux fois, à l'occasion du bicentenaire de la Révolution Française : en 1990, Decize, le Rocher et la Révolution, p. 163-165 ; et en 1993 dans une enquête préparant un ouvrage collectif sur les martyrs des Carmes.

[11]  Fondée par Anton Pustet, puis développée par son fils Friedrich, la maison d’édition Pustet de Ratisbonne s’est spécialisée dans les ouvrages religieux (Regensburger Marienkalender, Editio Typica…)

[12]  Liste des morts inscrits sur ce monument, cf. Pierre Volut, Le Canton de Decize pendant la Première Guerre mondiale, pp. 118-124.

[13]  Extrait du sermon du curé-doyen de Decize lors des obsèques de M. Monnot, le 20 mai 1939, cf. La Semaine Religieuse, 1939, p. 210.

[14]  Témoignage de Jean Hanoteau, op. cit., p. 69.

[15]  Etude de Christophe Giraudet, Archives Municipales de Decize, compte de Guiot Brossart, folio 11 verso. L’existence d’un Beffroi Saint-Aré distinct de l’église et bâti en contrebas est une hypothèse à vérifier.

[16]  Jean Hanoteau, p. 57 ; Marcel Merle, p. 211.

 

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