LES DEUX ANGLAISES ET LE COCHER

               Le 23 juin 1680, deux ressortissantes anglaises, Suzanne Smith, épouse de Jean Faxe, officier chez le roi d’Angleterre, et demoiselle Elizabeth Smith, fille de Jacques Smith, écuyer demeurant à Londres, portent plainte contre le sieur Lafleur, cocher du carrosse assurant la liaison Moulins-Paris. Elles se sont embarquées la veille dans ce carrosse ; avec elles voyageait un troisième passager, le sieur Mouroz, demeurant à Paris. Peu après le départ, le cocher Lafleur « au lieu de toucher ses chevaux, les auroit laissés à la conduite du petit jeune homme qui luy servoit de postillon. Il seroit entré dans le carrosse, disant que la première place du carrosse luy appartenoit et il auroit porté la main soubs la jupe de dame Suzanne Smith en luy faisant des discours insolents… » My God ! Shocking, isn’t ? Et les discours insolents se sont prolongés pendant trois heures, malgré les remontrances des deux voyageuses et de leur compagnon de route.

               Arrivées à l’étape de Saint-Pierre-le-Moûtier, les deux Anglaises abandonnent le carrosse, « cherchant une voie plus sûre », et elles attendent le lendemain dans une auberge. Avant de reprendre leur périple, elles se rendent au tribunal et accusent ce cocher trop entreprenant.

 

Cf. Pierre Volut, Sud-Nivernais, 1991

et Decize en Loire assise, version C.D., 2005.

SOMMAIRE

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