Y a-t-il encore de la conscience ?

« Dernièrement quelques automobilistes se plaignaient de trouver leur voiture ayant été égratignée, alors qu’elle se trouvait en stationnement sur un parking. Généralement, les dégâts sont minimes, mais ce qui est plus regrettable, c’est que celui qui commet les dégâts ne juge pas utile de se faire connaître.

Pour ne citer qu’un fait parmi tant d’autres, ces jours derniers, un groupe de personnes qui discutaient sur la place de l’Hôtel de Ville devaient dégager pour permettre à une automobiliste au volant de sa trois-chevaux de reculer et de quitter les lieux. Mais tout à coup on entendit un frottement et la conductrice dut faire une manœuvre afin de ne pas trop enfoncer la carrosserie de la voiture qu’elle venait de toucher. Le propriétaire se trouvait dans le petit groupe.

Au lieu de s’arrêter, la dame passa en seconde et disparut. Les dégâts occasionnés n’étaient certes pas sérieux, mais qu’en savait la conductrice, qui s’est bien rendu compte qu’elle avait frotté cette camionnette ? »

 

Cf. Henri Dimanche, Le journal du Centre, 4 février 1969.

Pierre Volut, Decize et son canton autour de la Seconde Guerre mondiale.

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