LE BAL SANGLANT DE LA FRANCO-RUSSE (1904)

 

            Depuis dix ans, la fête de Saint-Privé - ou Franco-Russe - attire les Decizois et les gens des villages voisins. Parmi les attractions, il y a un grand concours de tir. Le premier prix est un fusil à percussion centrale (gagné par Laurent Martial), le second prix une carabine Buffa-Lebel (gagnée par Jean-Marie Lemaître).

            Mais c'est un autre tireur qui s'est illustré... Cette année, le 10 octobre, le bal se déroulait chez M. Simonnet (rue de la Caserne). Des ouvriers du pont en construction étaient venus danser. Comme ils causaient du scandale, ils avaient été expulsés. Ils sont revenus en force. L'un d'entre eux a tiré deux coups de revolver au hasard dans la foule. Une balle a atteint à la tempe le jeune Morin, apprenti mécanicien de seize ans. Il est mort le lendemain.

           Le meurtrier s'appelle Albert Dubuisson . Il a vingt ans, exerce la profession de charpentier. Il est originaire de l'Oise. Il a été immédiatement arrêté.

           Une confrontation émouvante a eu lieu entre l'assassin et sa victime : le jeune Morin et Dubuisson étaient amis !

           (Le Journal de la Nièvre, 16, 19 et 20 octobre1904).

           P.S.: Le meurtrier s'appellerait Debuisson, selon le journal Le Réveil Républicain.

 

Cf. Pierre Volut,

Decize et son canton au XIXe siècle et à la Belle Epoque, p. 277.

 

SOMMAIRE

*****

 

 

 

b

b

 

Répertoire